Le Shorinji Kempo sur Cergy-Pontoise


4e Nuit des arts martiaux japonais samedi-dernier

Le week-end dernier a eu lieu la 4ème Nuit des Arts Martiaux Japonais, organisée par le Dojo de l’Aubette à Marines. C’est la troisième fois qu’on nous faisait l’honneur de nous inviter, et comme les années précédentes, nos hôtes nous ont formidablement accueilli.

4e nuit des arts martiaux japonais - salle de spectacle

Devant la scène sont disposées les tables d’où le public pourra assister aux diverses démonstrations en sirotant un apéritif.

Pour la troisième année consécutive, le groupe Paris Taiko Ensemble animait la soirée avec ses wadaïkos, en jouant entre chaque passage. Les musiciens nous ont par ailleurs fait l’honneur de nous accompagner pendant notre démonstration, offrant une dimension supplémentaire à la prestation. Nous les en remercions beaucoup.

Exceptionnellement cette année, Fabrice notre professeur n’a pu être sur le tatami pour raison de santé. Il était néanmoins avec nous, et a présenté au public notre discipline, ainsi que les armes usuelles du Shorinji Kempo : le shakujō et le nyoi.

Ce sont donc Cyrill et Alain, tous-deux 3e dan, qui ont très logiquement pris les commandes de la démonstration, assistés de Bruno et moi-même. Malgré quelques petites erreurs, nous avons pris beaucoup de plaisir, et notre prestation fut bien accueillie par le public.

Après le passage de toutes les disciplines, qui se sont achevées par le Iaïdō et le Battōdō avec nos aimables hôtes Michel et Luce, il était temps de nous restaurer tous ensemble avec une nourriture asiatique, mais pas japonaise contrairement aux années précédentes. Ce qui ne nous a pas empêché de nous régaler ! Tout a été soigneusement organisé, et les bénévoles s’occupant de servir les gens à table se sont montrés attentifs à nos moindres demandes. Un grand bravo à tous !


Nuit des arts martiaux japonais à Marines, réservez vos places !

La 4e Nuit des arts martiaux japonais de Marines aura lieu le samedi 16 mai, soit dans un peu moins de trois semaines.

4ème Nuit des Arts Martiaux Japonais à Marines
Il est encore temps de réserver vos places ! Pour cela, imprimez le bulletin téléchargeable ici, remplissez-le et retournez-le accompagné de votre règlement avant le 2 mai à :

Mairie – Dojo de l’Aubette
Place du Maréchal Leclerc
95640 Marines

Pour rappel, cette soirée se déroule à la manière d’un dîner-spectacle. Il y a des réductions pour les familles à partir de 2 enfants.


4e Nuit des arts martiaux japonais le 16 mai à Marines

Pour la troisième année consécutive, le Dojo de l’Aubette nous fait l’honneur de nous inviter à leur Nuit des arts martiaux japonais, le samedi 16 mai à Marines à partir de 19h00.

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Sous la forme d’un dîner-spectacle, cette soirée offre au public la possibilité de découvrir ou redécouvrir des budōs dans une ambiance japonaise : un apéritif est servi pendant les démonstrations, qui se déroulent sur une scène. Un groupe de wadaiko, (tambours japonais) joue entre chaque démonstration, et enfin un repas essentiellement composé de makis et de yakitoris est servi au public et aux démonstrateurs, réunis sur de grandes tables.

Alain et Cyrill lors de la Nuit des arts martiaux japonais 2014

Alain et Cyrill lors de la Nuit des arts martiaux japonais 2014

Le groupe de wadaiko qui jouera n’est autre que le Paris Taiko Ensemble, qui a notamment animé plusieurs fois le Festival des Arts Martiaux de Paris. Les disciplines présentes en-dehors du Shorinji Kempo sont :

  • Aikido, Iaido et Battodo par nos hôtes du Dojo de l’Aubette,
  • Karate Shotokan par le club de Marines,
  • Kempo et Kobudo par le club de Montereau,
  • Gu Qi Dao par le club de Paris-13e.

L’entrée est à 20 €, 10 € pour les enfants de 5 à 12 ans. Pour réserver vos places, merci de consulter l’affiche ci-dessus. La soirée se déroulera à la salle Georges Pompidou à Marines, qui est située boulevard Gambetta, juste à côté du Carrefour Market.


Le Taiko au 29ème Festival des Arts Martiaux

Aujourd’hui, le magazine Karaté Bushido a publié une vidéo de Wadaiko sur sa chaîne Youtube. Il s’agit d’un morceau joué par le groupe Paris Taïko Ensemble, lors du dernier festival des arts martiaux de Bercy.

Le Paris Taiko Ensemble animera justement la 3ème Nuit des Arts Martiaux Japonais, qui se déroulera le 17 mai à Marines. Attention, il ne reste plus que quelques jours pour réserver !


Nuit des arts martiaux japonais le 17 mai

Samedi 17 mai aura lieu la 3ème nuit des arts martiaux japonais à Marines. Cette soirée, organisée par le Dojo de l’Aubette en partenariat avec le club de Karate de Marines ainsi que la municipalité, réunira plusieurs disciplines japonaises, et pour la deuxième fois le club de Shorinji Kempo de Jouy le Moutier a été convié.

Cette soirée sera placée sous le signe de la convivialité : tandis que les spectateurs se restaureront assis à de grandes tables, ils pourront profiter des diverses démonstrations réalisées sur la scène, et écouter les morceaux envoûtants de wadaiko joués par le Paris Taiko Ensemble. Un mini-concours est organisé, et permettra de remporter des lots entre les personnes qui auront correctement répondu à un questionnaire* sur les disciplines présentées.

3ème nuit des arts martiaux japonaisLa soirée se déroulera à la salle Georges Pompidou, à partir de 19h00. L’entrée est payante : 20 € pour les adultes, 10 € pour les enfants, réductions pour deux enfants et plus. Les inscriptions sont à envoyer à la mairie de Marines avant le 2 mai. Vous pouvez télécharger le bulletin de réservation ici.

La salle Georges Pompidou est située à côté du supermarché Carrefour Market (Boulevard Gambetta – 95640 Marines), sur le parking duquel il faut se garer.

* Ce questionnaire sera remis par les clubs participants , n’hésitez pas à nous en faire la demande.


Carnet de voyage de Bruno au Japon

Après Malik, c’est Bruno qui a souhaité nous faire partager son périple japonais, qu’il a achevé par le Taïkaï International de Shorinji Kempo.

J’ai fait un très beau tour en solitaire, le sac sur le dos et en allant par le train ou par le bus. Je suis passé dans les « Alpes japonaises », situées entre Kanazawa Shirakawa Go et Takayama, où j’ai pu y découvrir un village de maisons tri-centenaires ayant appartenu autrefois à quelque Samouraï. Je suis également allé à Kyoto, où j’ai visité d’innombrables temples et parcs, avec les fameux daims et autres cerfs complètement en liberté. Les jardins Zen couverts de cailloux sont délirants de régularité et de quiétude.

Après cela, j’ai fait un long trajet pour rejoindre Hiroshima, dont le mémorium m’a beaucoup ému. Puis j’ai terminé mon séjour « touristique » en restant deux jours au Koyasan (ou Mont Koya), le plus grand site bouddhiste japonais comprenant de très nombreux temples et un immense cimetière : à la fois impressionnant et très dépaysant !

Ensuite, j’ai rejoint Osaka pour pouvoir assister au Taïkaï international de Shorinji Kempo, où les pratiquants japonais et indonnésiens m’ont époustouflé. La cérémonie de clôture a été magnifique elle aussi.

J’ai passé trois jours à Hombu (siège du Shorinji Kempo situé à Tadotsu) sur l’île de Shikoku, où je me suis entraîné avec et sous la direction de grands maîtres japonais. Ces moments, ce lieu, ont tout de magique pour un Kenshi : se trouver à la source de sa discipline vaut bien tout l’or du monde !

J’ai terminé ce périple de trois semaines par quelques visites à Osaka, où j’ai pu voir les folles galeries illuminées. Ce séjour aurait été bien moins beau sans l’accueil, le respect, la disponibilité… bref ! toute la gentillesse, simple et bienveillante, des japonais que j’ai eu la chance de rencontrer.


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Carnet de voyage de Malik au Japon cet été

En août avait lieu le Taïkaï International de Shorinji Kempo au Japon, auquel deux Kenshi du club de Jouy le Moutier participaient. D’une part, Bruno, le président de notre club, qui a profité de ce voyage pour découvrir le pays, d’autre part Malik, Kenshi initialement du club de Maurepas, et qui participait à la compétition avec un de ses amis.

Malik nous a gratifié d’un long récit, retraçant étape par étape tout ce qu’il a pu voir et vivre là-bas, aussi bien pendant le Taïkaï qu’en-dehors. nous vous proposons de lire son récit sans plus attendre.

Agrandir le plan

Le départ (dimanche 11/08/2013) :

Aéroport Charles de Gaulle terminal 1, compagnie Aeroflot à destination de Tokyo… avec escale ! Nous sommes six au départ : 3 Kenshi du club de Maurepas, 1 du club d’Amiens, ainsi que ma compagne et moi. Le voyage ne se passe pas trop mal, même si nous subissons 1h30 de retard sur notre escale à Moscou. Nous foulons le sol japonais le lendemain matin avec le décalage horaire (+7h), après avoir laissé nos empreintes et notre photo au système de fichage de la police japonaise : Le japon a la réputation d’être le pays le plus sûr au monde, on comprend pourquoi…

En sortant de l’aéroport, nous activons notre rail-pass, et c’est parti pour trois semaines à la découverte du japon. Première étape, Tokyo.

Tokyo, la capitale (du 12 au 19/08) :

Capitale du Japon, Tokyo (anciennement Edo) est une ville assez impressionnante de par la taille de ses buildings, de ses quartiers bondés la nuit sous les lueurs des néons, et de la propreté exceptionnelle de ses rues … ce qui est en somme une règle au Japon. Les Tokyoïtes disposent d’un réseau de transport d’une grande qualité, les trains sont à l’heure, en une semaine aucun incident à signaler. La ville dispose en son centre plusieurs quartiers parmi les plus importants, desservis par une ligne de train circulaire, la « Yamanote Line », très pratique !

C’est à Tokyo que j’ai eu l’honneur de manger mon premier « ramen » (nouilles japonaises). On entre dans le restaurant, on s’annonce, on met les pièces dans la machine et on apporte le ticket au cuistot qui nous prépare en 2 minutes un gros bol de ce plat chaud et délicieux… « Yummy !!!» comme ils disent ! Par contre attention ! Quel que soit le bol commandé, ils y mettent une tranche de « butaniku » (porc).Pour ceux qui n’en mangent pas, une petite phrase utile : Watachi wa butaniku otabenaï ! Traduction : Je ne mange pas de porc !

Quelques quartiers :

  • Shinjuku : Un des quartiers les plus animés, si l’on en croit sa fiche Wikipédia en tous cas, c’est ici que siège la mairie centrale de Tokyo, un énorme gratte-ciel que l’on peut visiter à certaines heures de la journée et de la nuit pour y admirer le paysage, et cela gratuitement.
  • Shibuya : Le quartier très fréquenté par les jeunes « fashion » de la mode, on y trouve le fameux carrefour emprunté par des milliers de japonais qui le traversent en long en large et en travers. Au final c’est bien moins impressionnant qu’à la télé.
  • Akihabara : Electric Town (ville électrique) comme elle est parfois nommée. Cela aurait pu être mon quartier préféré car on y trouve tout ce qui m’intéressait dans ma jeunesse : produits électroniques, jeux vidéo, manga, etc. Au lieu de cela je m’y suis ennuyé comme un rat mort ; comme quoi tout le monde change un jour ou l’autre.

Ce ne sont bien entendu pas les seuls quartiers dignes d’intérêt, je ne vais pas tous les lister. Sachez qu’il existe comme dans toute ville, des quartiers plus ou moins « chauds » mais il n’y aurait aucun intérêt à en faire étalage dans cet article. Un esprit sain dans un corps sain, tel est notre devise…

Au final Tokyo est une ville bien sympa, mais notre périple ne fait que commencer. Prochaine étape : Kyoto, la ville millénaire !

Kyoto, le cœur du Japon (du 19 au 23/08) :

Kyoto est l’ancienne capitale du Japon, avant le shogunat d’Ieyasu Tokugawa qui transféra le pouvoir à Edo (actuel Tokyo). De nos jours, Kyoto est devenu le centre culturel du pays. C’est une ville traditionnelle, pas de gratte-ciel pas de métro (si, deux lignes), on s’y déplace principalement en bus. A mon humble avis, il vaut mieux louer des vélos c’est bien plus pratique et économique.

La journée on visite des temples et des jardins, le soir on retrouve d’autres Kenshi qui nous ont rejoints, dans le quartier de Gion pour passer nos soirées à flâner ou à rechercher les bars à la mode… Certaines rues sont bien sympas à arpenter, on y trouve des maisons en bois du plus bel effet. Niveau gastronomie, certains restaurants proposent à leur carte du bœuf de Kobe (le fameux), niveau tarif compter 30 à 60€ le plat, sachant qu’au japon on peut facilement manger pour 10€… Mon budget étant ce qu’il est, je préfère passer mon chemin, non sans regrets.

Depuis Kyoto, on peut rejoindre Nara en une heure et demi environ, JR-pass en main pourquoi se priver ? Nous passerons une journée en compagnie des daims en liberté du parc naturel. Là, des marchands de biscuits nous attendent pour nous vendre de quoi nourrir les animaux. Une entente secrète doit les lier aux vendeurs, car ils ne s’en prennent jamais à leur stock. Toutefois, dès lors que le touriste de base arrive en possession de ces biscuits, il se fait harceler par les daims qui s’attroupent autour de lui. Ce dernier, affolé, les distribue rapidement pour retrouver la paix…et au final, il recommence. Charmante journée !

Mais notre départ pour Osaka approche, fini la détente, nous entamons la raison principale de notre venue : le Shorinji Kempo World Taïkaï 2013.

Osaka, ville industrielle (du 23 au 25/08) :

Pour se rendre depuis Kyoto à Osaka, pas besoin de Shinkansen, une ligne classique suffira pour nous y mener en une demi-heure. Nous n’y resterons que trois jours, pas le temps de visiter la ville et ses alentours, juste de quoi trouver pour se restaurer. Pourtant notre hôtel se situe juste à côté du château, dommage !

Cette fois nous nous retrouvons à 13 personnes dans le même hôtel, principalement des Kenshi du club de Maurepas, dont fait partie mon partenaire pour l’Embukaï.

Présélection japonaise au World Taïkaï (24/08/2013) :

Cela fait près de deux mois que mon camarade et moi ne nous sommes vus. A la veille du Taïkaï, la pression monte. Nous décidons de bloquer notre matinée et de la consacrer à l’entraînement, ceci afin de revoir nos mouvements et de réhabituer nos membres à porter des coups. La chambre d’hôtel n’est pas grande, mais cela fera l’affaire ! Deux heures plus tard nous ne sommes pas plus rassurés, mais c’est avec une conscience plus légère que nous regagnons le Central Gymnasium d’Osaka pour repérer les lieux et nous imprégner de l’atmosphère qui y règne.

1ère impression, la salle est très grande… Le parquet brille tellement qu’il reflète tout ce qui s’y trouve, tel un miroir. Douze aires de 49m² encadrées par des juges en tenue réglementaire et des centaines de Kenshis en attente de leur passage pour les présélections nippones. A l’intérieur se côtoient le bon et le moins bon, ce qui nous rassure dans un premier temps, mais qui nous renvoie rapidement au fait que seul les meilleurs seront présents demain !

C’est avec une pression supplémentaire que je regagne l’hôtel, il faut se préparer pour le gala d’ouverture qui a lieu dans un hôtel de luxe. On nous a prévenu : « tenue correcte exigée ». C’est en pantalon en lin assorti de tennis et d’une chemise col « mao » que je me rends sur les lieux en essayant tout de même de faire profil bas malgré ma compagne qui relève le niveau. De toute façon je ne suis pas d’humeur pour la fête et ce n’est pas le banquet pourtant bien fourni qui égayera ma soirée. Je contemple d’un air désabusé les charmantes hôtesses qui nous accueillent (fort bien d’ailleurs) et les Geisha qui nous tiennent compagnie dans la salle. La soirée est animée par des danses traditionnelles de Geïko et Meïko (Geisha et apprenties). Quand tout à coup je sors de ma torpeur au son des Wadaïko [Taïko ou tambours japonais, ndlr] dont les rythmes sont bien plus à même de m’aider à vaincre mon stress.

C’est au gala que je rencontre Bruno, un autre Kenshi de Jouy le Moutier, qui me raconte son voyage en solitaire à travers le Japon, et notamment son passage à Hiroshima qui m’a donné envie d’y aller. Nous passons d’ailleurs le reste de la soirée à discuter, jusque 20h30, la fin des festivités. De toute façon mieux vaut se reposer : demain c’est le grand jour !

Osaka World Taïkaï 2013 (25/08/2013) :

La nuit fut courte et agitée, lever à 6h00, se préparer, petit déjeuner sommaire et nous voilà en route pour la gloire… ou pas.

Arrivé sur les lieux, mon partenaire et moi nous voyons attribués le N°1 (numéro de bon augure) qui au final nous indique notre ordre de passage ; de tous les Taïkaï internationaux auxquels j’ai participé (2 mondiaux et 1 européen), je suis toujours passé en premier. Comme on dit, « jamais deux sans trois ! »… Nous retrouvant enfin seuls sur le carré, un gros nœud se forme dans mes entrailles, seul une profonde respiration me permet de tenir encore. Puis la libération : Hadjimé !

Au premier Kiaï, je sens mon corps moins crispé et il répond correctement. C’est maintenant qu’il faut tout donner. Au bout de notre effort, me voilà satisfait. Hormis quelques cafouillages, l’ensemble est fluide et l’on échappe au pire (le trou de mémoire). La note des juges, 251 points, indique une prestation correcte, mais nous savons que cela ne suffira pas pour être classés, et pour cause. Deuxième dans l’ordre de passage, les japonais nous en mettent plein la vue, ils affichent un résultat de 271 points. Nous le savions, nous ne jouons pas dans la même catégorie. Attendons de voir ce que nous réservent nos vrais concurrents, les européens. Reste en lice :

2 couples de japonais, 2 italiens, 2 brésiliens, 2 russes, 1 français (club de Clichy), 1 suédois, 1 indonésien dans la catégorie des 2èmedan (homme).

Au final, les trois médailles resteront au japon, les indonésiens échoueront à la 4ème place malgré une prestation impressionnante devant les russes et les suédois, ces derniers qui créent selon moi la surprise… Les Français du club de Clichy nous devanceront de deux points au classement, ils feront 253 points.

Pas de classement officiel, nous devons être au mieux 9ème au pire 10ème. Il faudra tirer des leçons de notre expérience au Japon pour progresser et commencer un travail plus sérieux…

A cause de l’organisation du Taïkaï, je n’ai pas pu profiter du spectacle, mais a n’en pas douter, des vidéos seront mises en lignes sur YouTube retraçant cette journée.

Après la compétition, nous avons eu droit à une cérémonie de clôture plus que spectaculaire orchestrée par la fédération d’Osaka : des centaines de Kenshi se faisant face chacun dans leurs camps, les porte-drapeaux ordonnant les mouvements au son du Taïko, des dizaines de « généraux » en Koromo [ou Kolomo, tenue noire par-dessus le Dogi, ndlr] se toisent du regard. L’ordre de l’assaut est donné, une nuée de Kenshi se lance dans la bagarre, ils tombent les uns après les autres sur le champ de bataille. S’en suit une confrontation des généraux qui tombent à leurs tours, reste les porte-drapeaux qui n’échapperont pas à leur destin. Une mise en scène des plus intenses, appuyée par un jeu de lumière et sonore soulignant la dramaturgie de la scène. Après la bataille, une lueur d’espoir apparait représentée par une femme qui avance mains jointes (Gassho Rei) parmi les corps sans vie des soldats tombés. En effectuant des Kata avec grâce, elle redonne vie à tous ceux qui sont tombés au combat. Sur un salut émouvant, la scène finale est couronnée d’applaudissements.

Lundi 26 août : Départ pour le Hombu dojo.

Nous partons ce matin pour le Hombu dojo à Tadotsu, le quartier général du Shorinji Kempo pour une session d’entrainement de 2 jours et demi. Après une matinée de voyage, nous arrivons à Muragame, une ville portuaire proche de Tadotsu où est situé notre hôtel. Sans moyen de transport je vois bien qu’il faudra user nos espadrilles pour trouver de quoi se restaurer.

27 et 28/08/2013 : session d’entrainement.

A notre arrivée au dojo, nous prenons connaissance du programme dans des enveloppes nominatives, nous faisant part aussi du découpage en fonction des grades :

  • Les Kyukenshi jusqu’à Shodan : ARAÏ Senseï et assistants, salle Kodo (parquet)
  • Les Nidan avec FUJI SenseÏ, NAKAGAWA Senseï et assistants, salle Hondo (parquet)
  • Les Sandan et plus : KAWASHIMA Senseï et assistants, salle Renseï (tatami)

Étant donné que j’ai séché les cours sur la dernière demi-journée, je me permets de faire une synthèse des deux journées d’entrainement, cela non pas par fainéantise mais pour plus de clarté et moins de rabâchage. En effet, le programme fut quasiment le même sur les deux jours.

Je rejoins mon groupe pour le début de l’entrainement : c’est FUJI Senseï qui nous fera l’échauffement, bien qu’avec une pareille chaleur on peut se poser la question sur l’utilité de monter nos corps à température. Néanmoins, les organisateurs ont prévu le coup, des ventilateurs brassent l’air dans les salles. Aussi ils nous donnent des consignes d’hydratation et de sécurité : en cas de malaise, pas besoin de permission pour se reposer… chouette !

Après l’échauffement, NAKAGAWA Senseï nous enseigne les bases (Kihon). Il insiste notamment sur le passage des hanches et sur les déplacements. Il nous fait travailler sur Tenchiken Sotaï [à deux, ndlr], Ikkei et Nikei.

Vers 11h00, FUJI Senseï reprend les rennes pour nous enseigner l’Embu. Nous voici devant un tableau reprenant six séquences d’enchainements de techniques composant l’Embu que nous allons étudier sur deux jours. Chaque séquence nous est présentée de façon détaillée sur ce qu’il faut faire et ne pas faire. Très intéressant. Pour info ci-dessous le détail :

  1. Shita uke Geri, uwa uke tsuki
  2. Keri ten san, huri tsuki niren, Soto Oshi uke tsuki
  3. Ryote yori nuki
  4. Gyaku gedan gamae, sodemaki gaeshi
  5. Morote okuri gote
  6. Suigetsu gaeshi kariashi, makikomi gote/gote nage

S’en suit la pause déjeuner. Comme nous sommes nombreux à participer à ce stage, on se restaure à tour de rôle.

À la reprise, c’est l’étude des Hokei (les techniques de nos programmes). Un point important est soulevé au terme de ce travail, c’est le rôle de l’attaquant et du défenseur (Kosha et Chusha) : NAKAGAWA Senseï insiste, « Kosha » doit attaquer correctement pour permettre à « Chusha » de réaliser la technique au mieux, cela est valable aussi bien en Goho qu’en Juho.

Exemples des techniques étudiées puis répétées à tour de rôle:

Goho :

  • Uchi Uke Tsuki (uchi et soto)
  • Chidori gaeshi/Tsubame gaeshi
  • Tsuki ten ichi/Tai ten ichi
  • Kaishin Tsuki

Juho :

  • Gyaku gote/Gyakute nage
  • Ryunage
  • Nigiri gaeshi
  • Katate nage

Vers 16h30, enseignement philosophique ; le premier jour par AOSAKA Senseï, le deuxième jour par ARAÏ Senseï.

17h30 : fin de séance, et au japon après les cours on nettoie la salle (Samu), et tout le monde met la main à la pâte. À quatre pattes chacun muni d’une serpillère, un aller-retour sur le parquet suffit. On lave et rince et c’est bouclé !

Au terme de la deuxième journée, nous avons droit à une fête avec banquet et animation, plus des petits jeux amusants un peu comme dans une kermesse : le lancer de Shuriken sur cible, et autre pêche au canard pour les enfants, avec la possibilité de gagner des lots sympathiques. Au cours de la soirée on nous annonce officiellement que le prochain Taïkaï se déroulera à Seattle aux États-Unis. Rendez-vous dans quatre ans…

Retour sur Tokyo et départ pour la France.

Comme indiqué plus haut, je n’ai pas souhaité participer à la dernière demi-journée, pour 2 raisons :

  • Peur de la blessure,
  • Envie de visiter Hiroshima.

Au bout de la deuxième journée, suite au travail répété sur des techniques Juho, d’atroces douleurs aux poignets se sont réveillées, j’ai préféré m’arrêter là afin de ne pas engager la saison qui reprend au mois de septembre. Aussi vais-je profiter de la journée pour bifurquer sur Hiroshima et rendre un hommage aux martyrs.

Je n’ai pas beaucoup de temps alors je vais droit à l’essentiel, visiter le monument aux morts et le dôme de la bombe A. Le dôme, c’est l’ancienne préfecture de Hiroshima qui est restée debout lorsque la bombe a explosé environ 600m au-dessus d’elle. La quasi-totalité de la ville fut rasée à 2 kilomètres à la ronde en tuant instantanément environ 200 000 personnes, sans compter les morts dus aux retombées radioactives. Me retrouver sur place, cela m’a donné la chair de poule, et bien plus encore… Le gouvernement japonais a décidé de conserver ces ruines comme témoignage et message de paix pour l’humanité.

De retours à Tokyo, je retrouve mon groupe à l’hôtel pour les derniers jours. On peut enfin s’occuper des achats de souvenirs dans les boutiques spécialisées.

Au final, ce fut un beau voyage même si pour moi ce fut en deçà de mes attentes. Dimanche 1er septembre, nous prenons l’avion en sens inverse pour regagner la France, qui pour m’a part m’a bien manqué.